Comment construire un mur de soutènement

Comment construire un mur de soutènement

22 janvier 2021 Non Par Bricolage & Outillage

Dans le cas où le jardin est en pente et que le propriétaire du terrain veuille bien construire une maison ou une extension, la construction d’un mur de soutènement peut se révéler nécessaire car il permettra de briser le talus, mais et retenir la terre pour éviter les éboulements ou glissements de terrain. Avant de vous lancer, lisez ce qui suit pour préparer vos travaux de maçonnerie dans les normes.

Mur de soutènement et étude de sol

Un mur de soutènement n’est pas une simple clôture contre un talus. Il a pour rôle de retenir la forte poussée de la terre, du sable et surtout de l’eau, et de ce fait, il doit être particulièrement solide et reposer donc sur de bonnes fondations. Or, toutes les natures de sol ne sont pas pareilles. Si le terrain est constitué d’argile, de tourbe ou de vase, la construction d’un mur de soutènement sera plus compliquée et donc plus coûteuse car elle demande la mise en place de solutions particulières pour compenser l’instabilité du sol. D’autre part, la hauteur d’un mur de soutènement ne doit pas dépasser 4 m de haut.

Adaptation du mur de soutènement à la nature du sol

Pour vérifier la nature du sol et contrôler la faisabilité du projet, il y a lieu de faire appel à un bureau d’études qui va vous aider à calculer la pression exercée sur le mur et déterminer la solution apte à lui résister.

Un mur de soutènement doit être érigé sur des fondations robustes et profondes pour être à l’abri du gel. Cette profondeur dépend des régions et du climat. En effet, le long des côtes Atlantique ou Méditerranéenne, 50 cm de profondeur suffisent. Par contre, si le terrain est en montagne, il faut creuser jusqu’à 1 m de profondeur, et ce en fonction de l’altitude.

Quelle technique de construction est la mieux adaptée au terrain

Le mur de soutènement auto-stable

Ce mur de soutènement est construit en béton armé ou en parpaing. Il est reconnaissable à sa forme en T renversé ou en L. La partie, la moins longue est recouverte par la terre qui va soutenir la structure. En cas de présence de roches instables, des boulons d’ancrage sont ajoutés pour plus de stabilité.  Ce mur est plus économe en matériau mais sa construction est complexe et demande un réel savoir-faire pour éviter qu’il ne se casse.
Le mur poids

Dans ce cas, c’est la masse importante de l’édifice qui va soutenir la pression de la terre. Il est en général très épais, notamment au niveau de la base. Il existe plusieurs variantes de ce genre de mur de soutènement.

Il a pour avantage le fait que sa construction est moins technique que celle d’un mur auto-stable. De plus, il dispose en général de bonnes qualités drainantes mais il revient cher car coûteux en matériau.

Mur de soutènement et évacuation des eaux

Pour la solidité d’un mur de soutènement, il faut aussi soigner le drainage, à savoir l’évacuation des eaux. En effet, ces dernières doivent passer à travers le mur pour éviter de le pousser, de créer des fissures et de le briser. Un système de drainage doit être naturel, si le mur est constitué d’un matériau avec des qualités drainantes comme pour les murs poids.  L’eau passera alors toute seule dans le mur.

Sinon le constructeur de mur de soutènement mettra en place des drains réguliers ou de barbacanes, depuis la base du mur jusqu’au sommet, si le mur est en béton armé ou en parpaing. Tout ceci pour abaisser le niveau d’eau derrière le mur au maximum. Selon le type de sol, une natte drainante peut aussi être posée derrière l’édifice et collecter les eaux en pied de mur.